Généalogie de José CHAPALAIN


 

 

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Les noms des rues, la numérotation des rues

Recherche sur divers sites sur internet

 

Quand apparaissent les noms des rues ?

Quand apparaît la numérotation dans les rues ?

 

Quand ces infos « noms et N° » apparaissent dans les documents officiels ?

 A Douarnenez vu :

- nom des rues

dans actes états civils (naissance, décès)  vers 1840

dans recensement à partir de 1841

- N° dans les rues

      dans liste électorale de 1925

      dans acte état civil de 1942 (mais sans doute avant, rien en 1919)

(point à faire sur le sujet  à la Mairie de Douarnenez)

 

 

Info l’éphéméride du 29/01/06

http://www.france-pittoresque.com/

 

29 janvier 1726
Ordonnance par laquelle on décide de numéroter les rues de Paris. Jusqu'à cette date, les adresses arrivaient à être parfois bien longue : on habitait, par exemple : Rue Sainte-Marguerite, près de celle des Ciseaux, entre un marchand de bas et un boulanger ; ou encore, Rue de la Verrerie, vis-à-vis l'église Saint-Merry, à côté du Coq lié de perles, au coin de la rue Saint-Bon, au second sur le devant.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Num%C3%A9rotation_des_rues

 

Europe

En Europe, le système le plus couramment employé consiste à numéroter chaque côté d'une rue avec des nombres croissants, impairs d'un côté (en débutant par 1), pairs de l'autre (en débutant par 2, voire par 0). Les chiffres impairs sont généralement situés sur le côté gauche de la route dans la direction des nombres croissants.

France

En France, la numérotation des bâtiments est laissée à l'initiative du maire d'une commune, dès lors que cette mesure est nécessaire (ce qui est d'ailleurs indirectement le cas pour les communes de plus de 2 000 habitants, le décret n°94-1112 du 19 décembre 1994 leur imposant de communiquer les numéros des bâtiments au centre des impôts). Il n'existe aucun système imposé, certaines communes peu peuplées comportent d'ailleurs des rues où aucun numéro n'est établi, mais le système le plus courant est le système européen décrit ci-dessus.

 

 

À Paris, le système de numérotation fut établi le 4 février 1805. Les nombres impairs sont situés sur le côté gauche de la rue, les nombre impairs sur le côté droit, les premiers numéros étant situés sur le côté de la rue le plus proche de la Seine, ou le plus près de son aval pour les rues qui lui sont parallèles.

 

 

 

http://www.maire-info.com/article.asp?param=3046&PARAM2=PLUS

 

Numérotation des rues : pas d'obligation de côtés pairs et impairs

Lorsqu'un maire fait procéder à la numérotation des habitations d'une rue, est-il tenu de mettre les numéros pairs d'un côté et les numéros impairs de l'autre côté ? Non, puisque la réglementation n’impose aucune obligation à cet égard. C’est ce que vient de répondre le ministre de l’Intérieur à un sénateur (1).
Le numérotage des habitations en agglomération, explique le ministre, constitue une mesure de police générale que seul le maire peut prescrire, en vertu des pouvoirs qu'il tient de l'article L.
2213-28 du Code général des collectivités territoriales. Cet article ne fait peser aucune obligation précise en la matière sur les autorités locales puisqu'il précise notamment que le numérotage est exécuté " dans toutes les communes où l'opération est nécessaire ".
Il convient de souligner que, si le numérotage des immeubles constitue un moyen d'ordre et de police générale que le maire peut prescrire en considération du caractère de nécessité que peut présenter une telle opération, le décret n°94-1112 du 19 décembre 1994 relatif à la communication au centre des impôts fonciers ou au bureau du cadastre de la liste alphabétique des voies de la commune et du numérotage des immeubles oblige, indirectement, les communes de plus de 2 000 habitants à numéroter les immeubles, la notification du numérotage étant devenue une formalité foncière. S'agissant de l'affectation des numéros pairs et impairs sur les habitations riveraines des voies publiques, les maires attribuent, en principe, pour des motifs d'intérêt général, les numéros pairs d'un côté de la rue et les numéros impairs de l'autre côté. Toutefois, ce numérotage, qui permet de définir sans équivoque l'identification des immeubles, ne revêt aucun caractère obligatoire, cette compétence relevant exclusivement des pouvoirs de police générale du maire.

Question n° 534, réponse publiée au JO Sénat du
08/05/2003

 

 

http://www.ruavista.com/numerotation.htm

 

LA NUMEROTATION DES IMMEUBLES

 

 Les nombres sont bien moins présents que les lettres dans le paysage de la rue. Ils peuvent avoir une fonction d'orientation en identifiant les immeubles ou en indiquant les distances ou une fonction commerciale en permettant l'affichage des prix ou l'indication d'un numéro de téléphone dans une enseigne ou sur une devanture.

La numérotation des immeubles aide à l'orientation du piéton dans la ville ou à sa désorientation quand il se déplace dans une ville étrangère. Même si la numérotation par numéros pairs d'un côté de la rue et impairs de l'autre est assez répandue dans le monde, elle est loin d'être la norme et beaucoup de villes ont un système de numérotation différent, souvent hérité de l'histoire lointaine et donc pas toujours adapté aux nécessités de la ville moderne, ou un système de numérotation incomplet et parfois même pas de système du tout. De plus, l'aspect des numéros n'est pas toujours standardisé et peut ajouter à la confusion de l'étranger.

Les systèmes de numérotation

La nécessité d'identifier les immeubles est apparue avec la croissance des villes en Europe et en Chine au XVIIIe siècle. Les adresses étaient constituées de l'indication de la voie où se trouvait la maison et d'une localisation complémentaire approximative. Voici un exemple d'une adresse parisienne en 1778 : de Sahuguet d'Espagnac, rue Meslé, la quatrième porte à droite en entrant par la rue du Temple.

L'identification des immeubles était d'abord nécessaire pour faciliter l'orientation dans la ville, mais aussi pour permettre à l'Etat de pouvoir faire appliquer efficacement la fiscalité attachée aux immeubles.

Mais attribuer un numéro à une habitation peut parfois se heurter à la résistance des habitants. Ainsi, la numérotation des immeubles à Paris, commencée en 1779, n'a jamais pu être menée à bien à cause de l'arrogance de la noblesse, comme le rapporte Louis-Sébastien Mercier dans son Tableau de Paris :
"Comment soumettre l'hôtel de M. le fermier général à un vil numéro et à quoi servirait son marbre orgueilleux ? Tous ressemblent à César, mais aucun ne veut être le second dans Rome, puis une noble porte cochère se trouverait inscrite après une boutique roturière. Cela imprimerait un air d'égalite qu'il faut bien se garder d'établir ".

L'identification peut se faire soit par un nom donné au bâtiment soit par une numérotation. La numérotation présente le double avantage d'occuper moins d'espace sur le bâtiment et de permettre de situer un bâtiment par rapport à un autre dans la même rue. Aujourd'hui, dans de nombreuses villes, par exemple à São Paulo ou Istanbul, le nom des immeubles résidentiels a une importance égale voire supérieure à celle de leur numérotation.

Numéroter les immeubles d'une rue n'est pas aussi simple qu'il y paraît.

Il faut d'abord décider si la numérotation doit porter sur chaque porte du bâtiment s'ouvrant sur la rue ou seulement sur la porte principale du bâtiment. Le premier système, qui fut celui de Paris entre 1780 et 1790 présente l'avantage de donner une adresse à tous les commerces occupant le même bâtiment, le second a l'avantage déterminant d'être plus stable, car un bâtiment a beaucoup moins de chance d'être détruit qu'une porte.

Il faut ensuite décider par quel bout de la rue commencer la numérotation. C'est généralement à partir du point le plus proche du centre de la ville que commence la numérotation, pour permettre une extension de la rue, qui a naturellement tendance à se faire en direction de la périphérie, sans avoir à changer la numérotation. Mais ce n'est pas toujours à partir de l'orientation de la rue que se décide l'emplacement du premier numéro. Ainsi, à Venise, le premier numéro est apposé sur un bâtiment de référence pour chaque quartier (Ainsi, pour le quartier, le sestiere, de San Marco, c'est le Palais des Doges qui porte le numéro un).

Autre difficulté : faut-il recommencer le numérotage à partir de un pour chaque rue ? Ou adopter un numérotage continu pour chaque quartier ? Cette dernière solution avait été adoptée à Paris sous la Révolution et existe actuellement au Japon où les arrondissements, ku, sont divisés en quartiers, chome, regroupant plusieurs dizaines de maisons et forment ainsi un bloc. Les maisons sont donc numérotées suivant le bloc auquel elles appartiennent et non en fonction de la rue.

Enfin dernière difficulté à surmonter : comment numéroter les immeubles ? Deux systèmes sont largement répandus:

La numérotation métrique, qui donne au bâtiment situé à 500 mètres du début de la rue le numéro 500, a l'avantage de permettre une meilleure localisation géographique du bâtiment, mais l'inconvénient de nécessiter un contrôle strict des pouvoirs publics qui seuls sont en mesure de déterminer avec précision la longueur d'une voie. Dans les villes où la numérotation est parfois faite par les habitants eux-mêmes, cela peut provoquer des difficultés. Ce système a été adopté par le Brésil notamment.

La numérotation alternée, paire d'un côté, impaire de l'autre. Elle a l'avantage d'être facile à gérer et de permettre de localiser le côté de la rue sur lequel se trouve le bâtiment recherché. Elle a l'inconvénient de ne pas donner une idée de la distance d'un bâtiment par rapport au début de la rue. C'est le système retenu par la France.

La standardisation des numéros apposés sur les immeubles présente l'avantage d'assurer leur visibilité, mais en même temps elle porte atteinte au droit légitime du commerçant de personnaliser sa devanture ou à celui du particulier de conserver l'homogénéité esthétique de la façade de son habitation. A cet égard, l'opposition entre São Paulo, où les numéros ne sont pas standardisés, et Paris, où ils le sont, est frappante.

Aspects graphiques

il soit standardisé ou non, un numéro d'habitation dans une rue doit répondre à la contrainte de la lisibilité. Or, la déformation, même minime, d'un chiffre peut conduire à une information erronée d'autant plus facilement que les ambiguïtés ne peuvent être surmontées grâce au contexte, comme dans le cas de lettres. L'avantage de la standardisation est justement la lisibilité. Ainsi, les numéros des immeubles parisiens, chiffre blanc sur fond bleu, sont particulièrement lisibles, même la nuit, car cette combinaison de couleurs reflète très bien un éclairage, même faible. L'inconvénient est une certaine monotonie dans le paysage urbain car les règlements ne laissent aucune place à la créativité.

La standardisation des numéros d'habitation à Paris selon l' arrêté du 27 septembre 1982, article 5 :

" Les plaques de numéros d'immeubles sur chambranle ou à proximité seront de forme rectangulaire : leur hauteur sera uniformément de 17 centimètres, leur longueur variera suivant le nombre de chiffres à inscrire.Les chiffres seront blancs sur fond bleu sans aucun encadrement. Ils seront du modèle réglementaire pour la circulation routière. "




A São Paulo, les couleurs, les formats, les supports, les matériaux employés pour fixer les numéros sont très divers et sont sources d'un divertissement constant pour l'œil du passant sans forcément nuire à la lisibilité.


 

Bibliothèque de numéros

 


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La bibliothèque de numéros de RuaVista a pour but de rassembler les numéros que l'on peut trouver dans la rue, dans toute leur diversité et leur richesse. N'hésitez pas à apporter votre contribution

 

 

http://www.parisbalades.com/Voc/vocabulaN-P.htm

 

Numérotation des rues : à Paris, les rues ont commencé à être signalées par une plaque à partir de 1728 et à porter des numéros à partir de 1779. La numérotation commence toujours à partir de la Seine : les numéros augmentent au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la Seine et que l'on descend le courant. Dans le sens croissant de la numérotation, les numéros pairs sont à droite, les numéros impairs à gauche.

 

 

 

 

Bicentenaire de la numérotation des rues de Paris

 



 

Description

Napoléon 1er signe, le 4 février 1805, un décret fixant la numérotation des rues de Paris. Il s'agit du premier pas vers le Paris d'aujourd'hui. Mais il faudra attendre 1860 pour que les vingt arrondissements de Paris soient créés.

 

 

 

http://www.terresdecrivains.com/article.php3?id_article=321

 

bulletBalades littéraires dans Paris du XVIIe au XIXe siècle

3 janvier 2006, par Bernard Vassor

Au sujet de la numérotation des rues à Paris : Elle apparait dès 1500 sur le pont Notre-Dame dont 68 maisons portaient un chiffre d’or dont l’utilité était de rendre aisé le recensement des bâtisses louées. En 1724, une numérotation systématique est obligatoire pour les maisons des faubourgs, ce n ’est qu’en 1773 que se met en place un système cohérent. La numérotation commencait à gauche par le numéro un de la rue, continuait jusqu’à l’autre extrémité, et revenait au départ, ce qui fait que l’on avait en vis-à-vis le premier et le dernier numéro de la voie. A cette époque la rue Saint-Honoré comptait 730 numéros. Nous devons la numérotation actuelle au Préfet Frochot, avec les numéros pairs en venant de la seine situés à droite des voies parisiennes, sauf celles longeant le canal Saint-Martin.

Une exception toutefois, pour laquelle je n’ai pas encore de réponse : L’avenue Frochot dont la numérotatiopn est inversée sans raison apparente ??? les numéros pairs sont à gauche !!!

 

 

http://www.notrefamille.com/v2/editorial-dossiers-864/numerotation-rue-paris.asp

 

 

Le 4 février 2005, nous fêtons un bicentenaire. Pas celui d’une victoire napoléonienne, mais celui de la numérotation des rues de Paris. Il était temps car Paris comptait alors 1 337 voies et il commençait à devenir bien difficile de s’y retrouver !


   Difficile de trouver une adresse…

   310 rues à Paris vers 1280, 1 337 à la Révolution, 1 474 en 1848 à 3 750 en 1865, 6 088 en 1997… Il y a désormais un nombre si considérable de voies, de boulevards, d’impasses, de passages et de places qu’on n’imagine pas un seul instant une ville aussi vaste sans noms de rues et surtout sans numérotation d’immeubles. Or, tout cela est fort récent…
Dans son Dictionnaire des rues de Paris, Bernard Stéphane cite une adresse de 1654 ainsi libellée : "A Mademoiselle Louison, demeurant chez Alizon, Justement au cinquième étage près du cabaret de la cage dans une chambre à deux chassis proche Saint-Pierre des Assis."

   Les noms des rues sont indiquées à partir de 1728

    Jusqu’en 1728, il n’existe ni plaques de rues ni plan. Les rues ont pourtant des noms, mais que ne connaissent que ceux qui les fréquentent : des noms souvent dus au lieu traversé (Clos-Bruneau), au notable qui y habite (rue Aubry-le-Boucher), au monument le plus proche (rue du Temple), aux artisans qui y travaillent (rue de la Ferronerie), à une particularité (rue de l’Egout) ou à une enseigne remarquable (rue des Jeux-Neufs)… noms souvent déformés au fil des siècles.

   C’est en 1728 que le lieutenant de police de Paris ordonne de clouer sur la première et la dernière maison de chaque rue une plaque de rue portant son nom en noir sur fond jaune, plaque remplacée dès l’année suivante par une pierre dure gravée et encastrée dans le mur.

 

Ces pierres seront remplacées en 1823 par des plaques de fer avec des lettres en blanc sur fond noir puis, en 1844, par nos plaques émaillées actuelles, à lettres blanches sur fond bleu.

 

 

   Les quartiers sont indiqués en même temps

 

   

En 1702, on définit pour Paris un rassemblement des rues en vingt quartiers. En 1728, quand les noms de rues doivent être affichés, le numéro de ces quartiers anciens est souvent gravé au dessus du nom de la rue. En 1789, à cause des élections aux états généraux, on divise Paris en soixante districts. Dès l’année suivante, on redécoupe en 48 sections qui deviennent en 1795 48 quartiers groupés en 12 arrondissements (les vingt arrondissements actuels, divisés en 80 quartiers, ne seront définis qu’en 1860).

 

   Des maisons introuvables

   Quelques tentatives ponctuelles de numérotation avaient été faites pour quelques rues dès le XVème siècle, mais les numéros étaient séquentiels des deux côtés : il fallait donc, pour trouver une maison, non seulement indiquer son numéro mais aussi le côté de la rue.
Ce n’est qu’en 1790 qu’on le déclare obligatoire mais on laisse chaque comité de section s’en charger et l’organiser à sa guise. Belle pagaille !

   En 1797, un journal publie ainsi cette anecdote : "Deux amis partent à la recherche d’un M. Charles qui demeurait rue Saint-Martin au n° 16. Ils entrent dans la rue par le commencement. Un premier n° 16 s’offre à eux, mais c’est celui de la section : le vrai numéro de la maison qui le porte est le n° 297. Ils poursuivent leur route et aperçoivent un second n° 16, mais c’est celui de l’arrondissement : le vrai numéro de la maison qui le porte est le n° 1206. Avançant toujours, les deux amis rencontrent un troisième n° 16, mais c’est celui qu’avait apposé l’ancienne administration de la voirie : le vrai numéro de la maison qui le porte est le n°132 ! Ils renoncent enfin à ce voyage d’exploration après avoir encore échoué devant un 16 bis."

   Enfin des numéros de rues !

 

   Enfin, le 4 février 1805, un décret ordonne de façon précise la numérotation obligatoire des maisons parisiennes dans un délai de trois mois. Il était temps !
Ce décret fixe tout ce que nous connaissons toujours aujourd’hui : un seul numéro par porte, des nombres pairs pour le côté droit de la rue, impairs pour le côté gauche, le premier numéro commençant à l’entrée de la rue la plus proche de la Seine ( en remontant le cours de la rivière pour les rues parallèles).

   À partir de 1847, ce numéro est obligatoirement inscrit sur des plaques en porcelaine émaillée à numéros blancs sur fond bleu, celles que l’on voit toujours dans nos rues.

   Il y a parfois des décrets superflus. Mais celui-ci est si indiscutablement utile qu’il mérite bien qu’on fête son bicentenaire ! Sinon, imaginez un instant une recherche sans numérotation rue de Vaugirard, la plus longue de Paris, avec ses 4 360 mètres….

 

 

Texte : Marie-Odile Mergnac
Photos : Fabrice Gaboriau

 

 

 

http://www.1789-1815.com/numerotage.htm

 

 

 

Numérotage des rues de Paris.

Commune de Paris. Conseil général du 2 nivôse(22 décembre 1793). Chaque section est autorisée à enjoindre aux propriétaires des maisons de son arrondissement d’effacer tous les numéros inutiles, et à faire numéroter celles qui ne le seraient pas. (Le Moniteur, 6 nivôse an 2-26 décembre 1793.)

______

Compte des opérations du bureau central du canton de Paris pendant le mois de prairial an VII.

(...) Nouveau numérotage des maisons. Sur la proposition faite par l'entrepreneur général de l'illumination de Paris, de faire effacer tous les numéros anciens et nouveaux existant sur chaque maison, d'y en substituer d'autres, en commençant une série pour chaque rue, et d'en faire supporter la dépense par chaque propriétaire, le Bureau central a informé son architecte qu'il se proposait de suivre ce projet en ce qui concerne une série pour chaque rue, et d'adopter pour chaque municipalité une couleur distincte. Il l'a chargé de donner son avis et un aperçu de la dépense.... (A. Aulard, Paris sous la Réaction thermidorienne.)

______

Nous avons inséré dans notre feuille du 16 thermidor an 7 un projet de numérotage qui nous parut à cette époque, et qui nous paraît encore, réunir toutes les conditions propres à le faire adopter et exécuter. L’auteur de ce projet, le C.en Garros, ingénieur, rue et montagne Sainte-Geneviève, n°79, nous écrit aujourd'hui, que malgré tout ce qui a été dit en faveur d’un numérotage scientifique, des distances en mètres depuis telle station jusqu’à telle autre, il persiste à croire que les domiciles se trouveraient aisément si l’on mettait d’un côté de la rue les numéros pairs et de l’autre les numéros impairs.

“Je proposais aussi, ajoute-t-il, de ne conserver qu’un même nom à un même percement de rue qui en porte trois ou quatre. Autre vice qui doit être réformé.

“J’ajoute à ces propositions qu’il convient, en établissant un ordre raisonnable dans la distinction des domiciles, de le faire d’une manière digne de la plus grande et la plus belle ville du monde. Le seul et unique moyen est de l’exécuter, ainsi que les inscriptions des rues, en plaques en émail, incrustées dans le mur. La dépense en est facilement supportable. Les chiffres alors étant bien faits, paraîtront suffisamment la nuit. Leur netteté sera ineffaçable ; leur durée sera éternelle. La régularité de leur placement propice sera l’un des ornements les plus utiles qui puisse convenir à toutes les villes populeuses. Si l’on veut joindre à ce mode, la mesure des distances, on le pourra, mais cela devra être comme un objet très secondaire, et non comme le principal.”(Journal de Paris, 16 pluviôse an 9.)

______

Ordonnance du 16 ventôse, portant ce qui suit : Les noms des rues qui sont effacés, seront rétablis d’une manière lisible. Tous les numéros actuellement existants sur les maisons ou bâtiments, dans Paris, seront supprimés. Les maisons et bâtiments seront de nouveau numérotés, en suivant, pour chaque rue, une seule série de numéros. Il ne sera établi qu’un numéro par chaque maison ou bâtiment, lors même qu’il y aurait plusieurs entrées sur une même rue.

Les numéros seront en chiffres arabes noirs, et placés à l’entrée principale de chaque maison. Le numérotage sera exécuté aux frais des propriétaires, d’après une adjudication faite au rabais. Les propriétaires ne seront tenus de payer que sur l’état arrêté par le préfet de police. Il est défendu d’effacer les numéros qui seront apposés sur les maisons ou bâtiments, et d’en substituer d’autres. En cas de contraventions, les numéros seront rétablis aux frais des propriétaires.

Il sera procédé à l’adjudication dont il vient d’être fait mention, le 25 ventôse, à midi précis, au secrétariat général de la préfecture de police, aux charges, clauses et conditions dont il sera donné connaissance à la 6me division des bureaux du préfet de police. On n’admettra à l’adjudication que des peintres en bâtiments, munis de patente. (Journal de Paris, 21 ventôse an 9-12 mars 1801.)

______

 

Les noms des rues

 

http://www.ruavista.com/rue.htm

 

L'INSCRIPTION DES NOMS DE RUE A PARIS

 

Les plaques des noms de rues parisiennes sont, au même titre que la Tour Eiffel, un des symboles de la capitale. Leur modèle, identique depuis 1847, est unique au monde et un des plus anciens encore en usage. Mais derrière ce symbole, il existe une multitude de modèles différents: certains appartiennent déjà à l'histoire et n'ont plus d'existence officielle, d'autres ne sont que des variantes du modèle officiel et d'autres encore, caprices d'architecte pour la plupart, sont purement décoratifs.

Les inscriptions historiques

Les inscriptions de nom de rue gravées dans la pierre sont encore nombreuses à Paris. Leur exécution est postérieure à 1729 et antérieure à 1806. En 1729 en effet, le lieutenant général de police de Paris, par une ordonnance en date du 30 juillet, impose aux propriétaires des maisons de faire mettre au début et à la fin des rues" des tables de pierre de liaise d'un pouce et demi d'épaisseur et de grandeur suffisante pour y faire graver les noms des rues en lettres de la hauteur de deux pouces et demi et d'observer une rainure formant un cadre au pourtour de la dite pierre à trois pouce de l'arrête qui sera marquée en noir, ainsi que les lettres".
Ces tables de pierre seront remplacées en 1806, par décret de Napoléon Ier," par de nouvelles inscriptions exécutées à l'huile".L'inscription systématique des noms de rue remonte à 1728, lorsque le lieutenant de police de Paris prescrit l'affichage des noms de rue sur des feuilles
de fer blanc et en gros caractères noirs. En raison de sa fragilité, ce système est remplacé par celui des tables de pierre l'année suivante. Avant 1728, aucune rue n'était signalée, sauf de très rares cas, à la suite d'initiative privée et isolée, comme par exemple celle des dominicains en 1643 qui signalèrent la rue où se trouvait leur abbaye par une plaque de marbre comportant l'inscription "Rue Saint-Dominique, jadis des Vaches"..


L'inscription des noms de rue prescrite à partir de 1729 était à la charge du propritétaire de la maison se trouvant à l'extrémité d'une rue. Certains firent appel à des artisans talentueux qui nous ont laissé des tables de belle facture.
D'autres en revanche préfèrirent faire des économies et confièrent le travail à des artisans peu professionnels.

La Révolution


Le 14 août 1792, la Convention vota la destruction des monuments susceptibles de rappeler la féodalité.



Le 4 juillet 1793, elle prescrivit d'effacer les attributs de la royauté sur les monuments publics. Un décret du
27 novembre 1793 compléta cette réglementation qui s'enrichit en 1794 de dispositions concernant la suppression du mot "saint" des noms des rues.




En exécution de ces textes, la commission des Travaux publics de la Commune de Paris ordonna, le 21 décembre 1794, l'effacement de ce mot. Les travaux s'échelonnèrent du 28 décembre 1794 à la mi-juillet 1795. On en voit encore les traces aujourd'hui.

 



Les appelations des voies


 

Jusqu'au XVIIème siècle, la question de l'appellation des voies ne s'est pas posée, la ville ne comportant pratiquement que des rues, des ruelles et des culs-de-sac et quelques places. Avec les travaux de réaménagement urbain entrepris par Louis XIV, naissent de nouvelles voies, qui remplacent les murailles de la ville ou qui prolongent d'anciennes voies. C'est à cette époque que naissent les rues neuves, comme par exemple, la rue Neuve des Petits-Champs, ci-dessous, ou encore les rues des fossés, comme la rue des Fossés-Saint-Jacques, ci dessus. Les fossés avaient été creusés en avant des enceintes et fortifications pour les renforcer. La disparition des fortifications en 1670 amena la création de rues des fossés correspondant à des voies établies à leur emplacement.




voir d'autres inscriptions historiques
(16 photos, 500 Ko)


Le modèle actuel

Le 23 mai 1806 Napoléon Ier signe un décret prévoyant que "les nouvelles inscriptions seront exécutées à l'huile et, pour la première fois, à la charge de la commune de Paris". Ces nouvelles inscriptions devaient remplacer les tables de pierres du XVIIIème siècle, mais au bout de quelques dizaines d'années, elles devinrent illisibles et il fallut les refaire en 1847 en même temps qu'était effectué le renouvellement général du numérotage des immeubles. Les nouvelles plaques sont des plaques de porcelaine cuite au grand feu. Un décret de 1938 prévoit leurs spécifications techniques :

"Les plaques destinées à recevoir l'inscription du nom de rue seront de forme rectangulaire et présenteront des dimensions différentes suivant l'importance du nom à inscrire. Elles seront comprises, pour la largeur, entre 0m70 et 1 mètre et, pour la hauteur, entre 0m35 et 0m50.
Elles seront du modèle suivant:
lettres ou chiffres blancs;
fonds bleu azur;
encadrement vert bronze de 3,5 cm de largeur, relevé d'effets d'ombre en filets blancs et noirs"

Un décret de 1982 précise qu'il s'agit du "bleu du phtalocyanate de cuivre" et du "vert oxyde de chrome".


voir des plaques de nom de rue du modèle actuel
(8 photos)


Le droit d'attribuer le nom des voies à Paris est dévolu au Conseil municipal qui doit recueillir l'avis du conseil d'arrondissement concerné et soumettre le projet de dénomination à la Commission d'examen des projets de dénomination des voies.
Le système de dénomination des voies à Paris est dit historique "puisque les noms des vieilles rues conservent le souvenir de l'ancienne population qui les a choisis et que ceux des rues nouvelles contribueront à perpétuer la mémoire des grands hommes, des grandes actions dont s'enorgueillit la nation" (Rapport Merruau, 1862)
Le système obéit en outre aux règles suivantes:
-
La simplicité du nom: "Pour qu'un nom soit choisi, il ne suffit pas qu'il soit digne de l'être, il faut, en outre, qu'il réponde à des exigences pratiques et variées, qu'il soit d'orthographe et de prononciation faciles, faciles à décrire et à retenir". (Rapport Beudant, 1873)
-"Aux plus grandes voies appartiendront naturellement des noms augustes qui sont l'objet de la reconnaissance publique".
-"Aux abords des églises, les noms de saints, de prélats, de prédicateurs célèbres, seront naturellement désignés de préférence".
-"Les environs des chemins de fer, les quartiers occupés par l'industrie, appelleront des noms d'ingénieur, d'inventeurs, d'industriels célèbres; les médecins se rangeront non loin des hôpitaux, les astronomes, les savants, près de l'Observatoire ou des écoles".
(Rapport Merruau, 1862) .

 

Les autres modèles

Les propriétaires d'immeubles et de commerces sont libres d'apposer des plaques de nom de rue à leurs frais et selon le modèle qu'ils désirent. Les architectes en ont profité pour accorder ces plaques avec le style du bâtiment sur laquelle elle est aposée. Certaines, très originales, sont de véritables chefs d'oeuvre.


 

 

PLAQUES DE RUE

Revue

Cité graphique: Strasbourg > Plaques de nom de rue

PARIS

Revue

Les enseignes des tabacs parisiens

Voir le Paris disparu avec Leonard Pitt

Les surréalistes et le graphisme de rue

Cité graphique: Paris

Les enseignes peintes du Paris 1900

Les réclames murales à Paris

Les enseignes sous verre du Paris 1900

Les façades des vieilles boulangeries parisiennes

Les plaques de rue à Paris

Forum Photo

Paris 1900 en cartes postales par Paul Ollendorff

Paris en noir et blanc par Loic Dhallenne

 

Bibliographie

Paris

Liens

road75.com - Le site du Paris caché et méconnu

Paris balades
Promenades architecturales et urbaines dans Paris. De nombreuses informations sur la ville.