Généalogie de José CHAPALAIN


 

 

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MANOIR DE KERVÉNARGANT.

Carte postale ancienne

chateau de Kervenagan-1.jpg (118102 octets)

 

Merci à Jean Kérivel pour ces 2 photos récentes du manoir

 

 

http://infobretagne.com/meilars-confort-manoirs.htm

 

Bien que tout proche du bourg de Poullan, le manoir de Kervénargant se trouve sur le territoire de Meilars.

Il y a cinquante ans, André Theuriet, de passage par là, en faisait cette description : « On s’y rend par un chemin creux qui part de Pouldavid et qui, toujours montant, finit par déboucher au milieu de la lande. Quand on approche du manoir, on s’imagine tomber en plein dans un roman de Walter Scott. L’habitation est complètement enfoncée dans les arbres. On y arrive par une longue avenue herbeuse, en pente, formée par une quadruple rangée de vieux hêtres. Au bout de l’avenue, se dresse la façade grise d’un haut mur encadré dans deux tourelles aux toits en éteignoirs. Le mur, tapissé de fougères et de pariétaires, est percé de deux portes à ogives tréflées : l’une haute et large pour les voitures, l’autre étroite et plus basse pour les piétons. Une frêle colonnette de pierre, feuillagée et fleurie, sépare les deux ouvertures et se termine elle-même par un trèfle flamboyant... » (Revue des Deux Mondes, vol. 1, 1881, p. 373-375).

Vers 1932, l’aspect extérieur du manoir n’a guère changé. Seule l’avenue est moins herbeuse et déboisée : les vieux hêtres recourbés en voûte au-dessus du chemin ont fini de mourir et n’ont pas été remplacés. Le beau portail gothique est toujours debout, avec ses deux portes décorées d’archivoltes feuillagées, de pinacles, de fleurons et surmontées par des arcades plus aiguës que ne le sont généralement celles des portes du XVIème siècle, ce qui indiquerait une date plus ancienne.

Autrefois, il y avait au portail une galerie de défense, sans doute crénelée à laquelle conduisait un escalier en pierre. La tourelle pointue qui défend l’entrée, à droite, a un ressaut en encorbellement et est percée de meurtrières à la base. L’autre tourelle, à l’angle gauche du mur extérieur, est couverte en pierre. Elle est soutenue à environ 1 m. 50 du sol sur des corbelets qui lui donnent l’apparence d’une guérite sur mâchicoulis. Partagée intérieurement en deux parties, elle offre, au rez-de-chaussée, une sorte de casemate percée de trois meurtrières rasantes. Au-dessus, c’était le colombier seigneurial. A l’époque du passage de Theuriet, des pigeons y roucoulaient tout le jour. Les pigeons se sont tu. Aujourd’hui la tour est vide. Seuls les moineaux et les pinsons nichent dans le lierre qui l’a envahi.

La maison principale a été très remaniée. C’est une longue façade sans grand cachet. La porte en ogive est très simple. Quelques fenêtres ont des moulures du XVIème siècle, mais aucune n’a conservé ses meneaux. A l’extrémité orientale du manoir, deux meurtrières, aujourd’hui bouchées, flanquent une fenêtre rectangulaire et permettaient de tirer sur les assaillants qui auraient rompu la porte d’entrée. La chapelle se trouvait au bout opposé. Le pignon, de ce côté, est surmonté d’une croix. Au dos de la maison, un pavillon contient un escalier monumental en pierre.

Le manoir de Kervénargant a, bien souvent changé de maîtres. Nous le trouvons, en 1446, entre les mains de Guillaume Louyt, noble et exempt. Un siècle plus tard, il appartenait à Marguerite, fille du sieur de Saint Juzel, damoiselle. Il alla, en 1572, avec le manoir de Tromelin, en Mahalon, agrandir la terre du marquisat de Pont-Croix, contre la somme de 30.000 livres.

En 1633, il devenait la propriété de Pierre de Jégado, écuyer de la petite écurie du Roi et capitaine garde-côtes de l'Evêché de Cornouaille, seigneur de Kerlot (Plomelin), la Boisière (Pluguffan), Trémillec, Tromelin (Mahalon), etc... Pierre de Jégado fonda dans son manoir de Kerlot, en Plomelin, une abbaye dont sa soeur, Elisabeth de Jégado, fut la première abbesse. Il avait épousé Françoise de Trécesson, dont il n’eut qu’une fille qui mourut en bas-âge, à Rennes. Les deux époux faisaient, dit-on, (Tallement de Riaux) très mauvais ménage. Les querelles étaient fréquentes, et ce n’était pas sans raison. Il paraît que Françoise de Trécesson s’occupait de sorcellerie. Mais son mari, à qui ces manières ne plaisaient pas, la chassa de sa maison. Elle dut se retirer chez sa mère, Gilette Hay, douairière de Trécesson, et y rester. Pierre de Jégado refusa toujours de la recevoir, se bornant à lui servir une pension de 2.400 livres.

Comme ils ne laissaient pas d’enfants, le manoir de Kervénargant passa, par héritage, à leur neveu, Pierre Poulain de Pontlo. Plus tard, il appartint à honorable homme Guillaume Pezrès, sieur du Plessis, qui le vendit, en 1689, à escuyer Claude de Bourgneuf, époux de Jacquette Jeanne Alléno.

Si jamais le manoir eut quelque splendeur, il n’en avait plus à cette époque. L’acte de prise de possession, daté du 11 Janvier 1689, nous le montre tristement délabré : « Le manoir et les logements sont sans bois ni couverture, sauf le bout oriental de la maison principale qui est couvert de paille, sans plancher ni tillages, les fenêtres hautes sont bouchées de pierre fors une, et le boissage des autres être en méchante réparation, point de fermetures sur les portes et la cour, colombier sans pigeons, porte sans clefs, colombier couvert de lierre, endommagés à raison du grand temps qu’ils sont découverts ».

Il y avait trois écussons au-dessus de l’entrée principale de la cour : « Celui du milieu nous semblant être un grellier surmonté d’une croix en forme de saultoir. Celui du costé du midi est une croix paslé, et l’autre estant au costé septentrion est partie d’une demie-croix paslé et d’un croissant et demy. Aussy un lambel au-dessus dudit croissant et demy. Dans le coing septentrional du bout oriental de ladite maison est une tourelle couverte de paille... ».

Du manoir de Kervénargant dépendaient plusieurs fermes qui furent vendues en même temps : Guerveur où existaient quatre fermes, « deux d’entre elles tenues par Yves et Pierre André, frères, l’une pour rente domanière de 57 livres et 6 livres de corvées, et pour l’autre 42 livres de rente et 12 livres de corvées. La troisième profitée par Jean Coulloc'h pour 8 combles de froment, 8 combles de seigle, 8 combles d’avoine, 1 comble de mil et 2 chapons ; seize livres pour corvées. La quatrième profitée par le même Coulloc'h et consorts pour 7 livres 4 sols » (Archives départementales, E. 427).

Penguilly bihan, profité à titre de domaine congéable par Jean Le Gall pour 6 combles de froment, 6 de seigle, 6 d’avoine, un mouton gras, 2 chapons et 12 livres pour corvées.

Au Bourg de Poullan, une tenue profitée par Daniel Coulloc'h et sa femme et par Rolland Le Clerc pour 8 combles de froment, 8 combles de seigle et autant d’avoine, plus 12 livres pour corvées.

Au Bourg de Meilars, une rente censive était due sur une maison qu’habitait Guillaume Gavan.

Le Reun et Pennec'h, en Plogoff, tenus par Jacques Kerloc’h, Jean Audren et consorts, devaient une rente domanière et 50 sols pour corvées ; Lestrivin, en Plogoff, 10 livres par an de rente domanière et 60 sols pour corvées ; Kerengar, en Plozévet, une rente domanière de 4 livres 16 sols ; Kervoad, en Meilars, où demeurait Jacques Larvor, devait une rente consistant en un comble de froment, une charge de seigle, 3 livres pour corvées et autres droits domaniers ; Keréven, en Poullan, 9 combles de froment, 4 combles de seigle, 2 combles d’avoine, plus 2 livres 8 sols en argent et 12 livres pour corvées ; Kernéoc, en Poullan, tenu par Guillaume Hascoët, 24 livres en argent et 12 livres pour corvées ; Kerleildé, en Poullan, tenu par Mathieu Cudennec, 3 combles de froment, 2 combles de seigle, 2 chapons, 3 livres, 12 sols, en argent, 6 livres pour corvées et autres droits domaniers ; Lezaurégan, en Poullan, tenu par Paul Cozic, 4 combles de froment, 6 combles de seigle, 2 chapons, 12 livres pour corvées et autres droits domaniers.

A la mort de Jacquette Alléno, vers 1735, le manoir fut vendu judiciairement à la requête de Jacques Joseph du Ménez, chevalier, seigneur dudit lieu, et de dame Marie Marguerite du Bourgneuf, héritiers bénéficiaires de Claude du Bourgneuf (Archives départementales, B. 313). Il dut être acquis par la famille Le Bahezre qui le possédait en 1760 (Archives départementales, B. 489).

Quelques années plus tard, les possesseurs de Kervénargant sont messire Joseph Beaussier, seigneur de l'Isle et autres lieux, chef d'escadre des armées navales de France, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et Dame Louise Françoise Jouenne de Lorrière.

Le 23 Avril 1781, on célébra, dans la chapelle domestique du château, les mariages de leurs deux filles (Registres paroissiaux de Meilars). L’une, Claire Louise, Céleste, épousait le vicomte Desson, enseigne des vaisseaux du Roi. L’autre, Angélique Louise, convolait avec le vicomte de Soulange, lieutenant des vaisseaux du Roi. Toute jeune lors de son mariage, celle-ci devint veuve de bonne heure. Lorsqu'éclata la Révolution, elle était déjà, semble-t-il, remariée à M. de Jouvencel. Tous deux s’enfuirent pendant la tourmente et trouvèrent asile à Londres.

Et voici que, je ne sais ni comment ni pourquoi, le manoir se trouve être, peu après, la propriété, de Xavier-Jean-Louis du Rocheret, maréchal de camp, et de sa femme. Il émigre, elle reste avec sa gouvernante Sophie Copinger et deux enfants.

Le 8 Septembre 1792, eut lieu l’inventaire du mobilier à Kervénargant, par Gilles Kerusoret de Pont-Croix. Notons dans cet inventaire : « 4 vaches rouges, 7 autres dont 3 noires et 4 rouges, un taurillon noir, 2 chevaux, un gris et un noir » (Archives départementales, série Q).

La municipalité de Meilars se fait, un jour, l’avocat de Mme du Rocheret pour que ne soit pas exécutée à son égard la loi contre les ci-devant nobles : « Le dix prairial, l'an 2 de la République française une et indivisible (29 Mai 1794) se sont assemblés les citoyens maire et officiers municipaux de la commune de Meilars. Vu le certificat des citoyens Bréard et Vingt médecins et Demisit chirurgien aide major, qui attestent que la citoyenne du Rocheret est dans une situation triste et déplorable étant attaquée de tous les maux allégués par les dits médecins et chirurgiens. Vu le certificat de civisme obtenu par la dite citoyenne du Rocheret de la municipalité de Poullan. Considérant que la dite citoyenne du Rocheret a habituellement manifesté les sentiments du plus pur patriotisme, qu’elle a tant qu’elle a pu résisté à l'Emigration de son mari et que depuis elle n’a eu pour lui qu’un mépris mêlé de haine. Considérant qu’elle a suivi la Révolution avec une résignation vraiment républicaine, que non seulement elle a toujours ponctuellement payé ses contributions, mais encore qu’elle a toujours été prête à sacrifier selon ses moyens pour la prospérité du bien public. L’agent national entendu. La municipalité arrête d’inviter le citoyen Prieur de la Marne représentant du peuple à Brest à ne point exiger de la citoyenne du Rocheret l’exécution de la loi des 27, 28 et 29 germinal contre les ci-devant nobles et à lui permettre sous la surveillance des corps constitués [de demeurer] dans ses foyers parce qu’il y aura lieu à l’appeler à l'excution de la même loi si elle venait à déroger aux sentiments et à la conduite qui lui méritent la faveur réclamée par elle... » (Délibérations municipales de Meilars).

Hélas ! les « sentiments du plus pur patriotisme » de la citoyenne n’empêchèrent pas son manoir d’être vendu comme bien national. Il fut acquis, le 3 Pluviose de l'an III (22 Février 1795) par un armateur de Brest, Jean-Maurice Pouliquen.

Au lendemain de la Révolution, les de Jouvencel rentrèrent dans le vieux manoir. Une fille leur était née à Londres en 1799. Mais bientôt des dissensions s’élevèrent dans le ménage. Les deux époux se séparèrent. En 1809, Angélique et sa fille habitaient le Penity, en Ploaré. M. de Jouvencel demeurait à Kervénargant, sans doute. Une note de M. de Miollis, Préfet du Finistère sous le premier Empire, nous apprend que de Jonvencel fut l’une des plus belles et des plus aimables femmes de son temps, qu’elle conservait encore (en 1809) de précieux restes de ses premiers charmes et que l’histoire de sa vie donnerait matière à un roman intéressant. Ceci éclaire les causes du drame conjugal.

La fille Louise, née en exil en 1799, épousa un M. Madézo, dont elle eut une fille, (en fait Louise Françoise) dite Emma, la dernière descendante de la famille de Jouvencel. Mlle Emma Madézo épousa un valet de ferme, Guillaume Vigouroux. Celui-ci trépassait bientôt « ayant trop vite et trop bien vécu » (A. de Croze, La Bretagne païenne, p. 215). Et un beau jour, Mme veuve Vigouroux se décidait à aller vivre dans une maison de retraite à Lourdes, abandonnant au Petit Séminaire de Pont-Croix, contre une rente viagère, son castel meublé, ses bois, ses prairies et ses champs.

André Theuriet fut, à plusieurs reprises l'hôte de Kervénargant. On montrait encore, il n’y a pas longtemps, au fond de « l’antique jardin plein de plantes vivaces », l’épaisse charmille sous laquelle il écrivit ses deux nouvelles, le Portrait et les Œillets de Kerlaz, qui, d’ailleurs, ne sont pas des chefs-d’oeuvre. Les Œillets de Kerlaz sont inspirés de l'histoire de Mme Vigouroux, type original de châtelaine-fermière, que Theuriet nomme Anne de Ploudaniel, et qu’il fait épouser, après la mort de son père, par répugnance pour le célibat, le régisseur d’un domaine voisin, nommé Jean Le Bozellec. Son mari meurt d’apoplexie, un jour d'Avril qu’il avait trop copieusement déjeuné, et elle se remet à songer à un sien cousin qu’elle avait vu autrefois à Kerlaz c’est le nom donné par Theuriet au manoir — et auquel, avant son départ, elle avait offert une brassée d'oeillets. Elle fait le voyage de Paris pour le revoir, mais revient bien déçue de son accueil indifférent.

En rouge ajout de ma part

(M. Parcheminou).

 

 

Monographie Poullan    Chanoine H Pérennes

Le manoir de Kervénargant

 

Monographie Meilars - Mahalon    Abbé Corentin Parcheminou

Le manoir de Kervénargant

 

Les délibérations du conseil municipal de Meilars

le 10 prairial an 2 (01/04/1794 citées par l'Abbé Corentin Parcheminou (voir ci-dessus=

Série E Dépôt aux AD de Quimper

de l'an 2 à l'an 4 page 2

 

Nos vieux manoirs à légendes ed 1975 Louis le Guennec

Le Manoir de Kervénargant     03/07/2020

 merci à Jean Kérivel pour ce document

 

Poullan Tréboul d'une paroisse à l'autre   Association Poullann Gwechall Hag Hirio

Le  manoir de Kervénargant

 

Tombe de Louise de Jouvencel au cimetière de Meillars

 

 

Généalogie de JOUVENCEL -BEAUSSIER

 Dont Louise Jacqueline Victoire de JOUVENCEL mariée à Corentin Michel Madezo

https://gw.geneanet.org/pdelaubier?n=de+jouvencel&oc=&p=jacques+ferdinand

la dernière descendante de la famille de Jouvencel. Mlle Emma (en fait Louise Françoise) Madézo épousa un valet de ferme, Guillaume Vigouroux. Celui-ci trépassait bientôt « ayant trop vite et trop bien vécu » (A. de Croze, La Bretagne païenne, p. 215). Et un beau jour, Mme veuve Vigouroux se décidait à aller vivre dans une maison de retraite à Lourdes, abandonnant au Petit Séminaire de Pont-Croix, contre une rente viagère, son castel meublé, ses bois, ses prairies et ses champs.

 

 

Le 29/08/2002 sur le Télégramme

Samedi dernier, une centaine de personnes issues de la famille Kerivel fêtaient leurs retrouvailles au manoir de Kervénargant, berceau de la famille depuis 1906.

Si l'histoire du manoir remonte au Moyen Age, ce n'est qu'en 1906, il y a presque un siècle, que l'aïeul, Jean Kerivel, né le 10 février 1883 et originaire de Kerguirrien, ancre le berceau de la famille à Kervénargant, en rachetant le manoir au Petit Séminaire de Pont-Croix, après qu'Emma de Jouvencel l'ait cédé contre une rente viagère. Il aura trois enfants d'un premier mariage, puis sept en secondes noces : dix enfants qui, au gré des circonstances de la vie, partiront s'établir aux quatre coins de la France.

Arbre généalogique géant

Après quelques recherches généalogiques, cousins et cousines se sont lancés dans l'organisation de retrouvailles pour tous les descendants de Jean Kerivel. Depuis l'Eure jusqu'à Aix-en-Provence, ils sont presque tous venus compléter l'arbre généalogique géant qui augurait une journée pleine d'échanges et de discussions.

 

Généalogie de Jean Marie KERIVEL

bullet Né le 10 février 1883 - Poullan, Finistère
bullet Né le 10 février 1883 - Poullan, Finistère
bullet Décédé le 21 février 1953 - Poullan sur Mer, Finistère, à l'âge de 70 ans
bullet Cultivateur

 

https://gw.geneanet.org/mlappart?lang=fr&m=S&n=kerivel&p=    branche 4

https://gw.geneanet.org/almarose?lang=fr&m=S&n=kerivel&p=    branche 2

https://gw.geneanet.org/cbarbance?lang=fr&m=S&n=kerivel&p=    branche 8

 

 

Histoire du MANOIR de KERVENARGANT

 

Synthèse rédigée par Jean KERIVEL à partir de :

 - Abbé Corentin PARCHEMINOU : Meilars-Confort – ses monuments, son histoire ; extrait du « Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie »  Quimper - 1933

 - Louis LE GUENNEC : Nos vieux Manoirs à Légendes - Quimper 1975

 - Acte de vente du 10 décembre1906 : Abbé Belbéoc'h/Jean Kérivel (étude de M° F. Donnart, Notaire à Pont Croix

 

En 1446, le Manoir de Kervénargant est entre les mains de Guillaume Louyt (ou Rouyt), noble .

 En 1536, il appartient à Marguerite, fille du Sieur de Saint Juzel, damoiselle .

 Il alla, en 1572, avec le Manoir de Tromelin, en Mahalon, agrandir les terres de Tanguy de Rosmadec, Marquis de Pont Croix , baron de Molac, lieutenant général du Roi en Bretagne .

 En 1633, il devient la propriété de Pierre de Jégado, écuyer de la petite écurie du Roi et capitaine Garde-côtes de l'évêché de Cornouaille, seigneur de Kerollain, Kerlot (Plomelin), la Boixière (Pluguffan), Trémillec, Tromelin (Mahalon), etc...

Il passe par héritage à son neveu Pierre Poulain de Pontlo .

 Plus tard, il appartint à honorable homme Guillaume Pezrès, Sieur du Plessis, qui le vendit, en 1689, à escuyer Claude de Bourgneuf, époux de Jacquette Jeanne Alléno .

 A la mort de Jacquette Jeanne Alléno vers 1735, le manoir fut vendu judiciairement à la requête de Jacques Joseph du Ménez, chevalier, seigneur du dit lieu, et de Dame Marie Marguerite de Bourgneuf, héritiers bénéficiaires de Claude de Bourgneuf . Il dut être acquis par la famille Le Bahezre (écuyer François-Corentin Barhezre) qui le possédait en 1760 .

 Vers 1770, les châtelains sont Messire Joseph Beaussier, chef d'escadre des armées navales de France, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis , et Dame Louise Françoise Jouenne de Lorrière .Le 23 avril 1781, a lieu le mariage de leurs deux filles : Claire, Louise, Céleste épouse le Vicomte Desson, enseigne de Vaisseau du Roi ; et Angélique, Louise épouse le Vicomte Auguste Hilarion Paris de Soulange, lieutenant des Vaisseaux du Roi .

 Angélique, Louise, veuve de bonne heure, épouse Monsieur de Jouvencel et s'enfuit pendant la Révolution à Londres .

 Le manoir devient la propriété de Xavier-Jean-Louis du Rocheret, maréchal de camp et de sa femme . Lui émigre pendant que sa femme reste au Manoir pendant la Révolution (avec sa gouvernante Sophie Copinger et ses deux enfants) . C'est Madame de Rocheret qui cacha, en 1793, des Girondins proscrits par la Convention : Barbaroux, Pétion, Guadet, Buzot et Louvet . Ceux-ci s'embarquèrent de Brest pour la Gironde le 20 septembre 1793 .

 Vendu comme Bien National, et acquis le 3 pluviose an 3 (22 février 1795) par Jean Maurice Pouliquen, Armateur à Brest .

 Retour des de Jouvencel après la Révolution avec leur fille Louise Jacqueline Victoire de Jouvencel, née à Londres le 11 janvier 1799 .

 Louise épouse Monsieur Corentin Madézo propriétaire du pays et en a une fille Emma (dernière descendante de la famille de Jouvencel) .

 Emma Louise Françoise Madézo épouse Guillaume Vigouroux , valet de ferme , qui meurt rapidement . Elle se voit attribuer le manoir aux termes d'un testament olographe de sa mère en date du 8 mai 1859 . Sa mère décède à Kervénargant le 22 décembre 1870 ; sa tombe se trouve au pied de l'église de Meilars .

 Mme veuve Vigouroux laisse le Manoir au Petit Séminaire de Pont-Croix le 8 février 1889 et part dans une maison de retraite à Lourdes (moyennant une rente viagère) . Elle décède le 8 novembre 1905 à Lourdes .

 Le 10 décembre 1906, vente du Manoir à Monsieur Jean Kérivel (originaire de Kerguirrien en Poullan), par l'Abbé Jean François Belbéoc'h, prêtre Chanoine Honoraire Supérieur du Petit Séminaire de Pont Croix .

 

 merci à Jean Kérivel pour ce récapitulatif des différents propriétaires