Généalogie de José CHAPALAIN


 

 

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Alexandre Bréthel

pharmacien et planteur au Carangola (Brésil)

né le 30/01/1834 à Douarnenez et décédé au Brésil le 30/01/1901

La thèse  de Françoise Massa  sur Alexandre Brethel     

extraits choisis, liens avec la famille Gouzil  

Alexandre Bréthel Pharmacien et planteur français au Carangola

Recherche sur sa correspondance brésilienne (1862-1901)

Par Françoise MASSA

 

Extraits choisis

Première partie

Chapitre I

« Alexandre-Marie Bréthel, Il était né le 30 janvier 1834 à Douarnenez. Sa famille était assez aisée, bien que d’origine modeste. Son père, Alexandre-Alain, après avoir été chirurgien de marine, puis chirurgien praticien à Langonnet, s’était établi à Douarnenez en 1834. Les affaires semblent lui avoir réussi si on juge par l’état des biens (plusieurs maisons, des terrains …) énumérés dans l’inventaire qui fut dressé à la mort de sa femme, décédée en 1854. Alexandre-Marie avait alors vingt ans et toute sa vie il évoquera avec beaucoup de tendresse sa mère, disparue beaucoup trop jeune, et dont il regrettera l’affection indulgente et compréhensible.

Le grand-père d’Alexandre-Marie, Pierre-Nicolas Bréthel, né à Saint-Pierre des Loges en Normandie, était venu s’établir boulanger dans le Finistère. Marié à Marie-Perrine Cudennec, il avait eu quatre enfants qu’il nous faut présenter brièvement car ils apparaissent à des titres divers dans la correspondance d’Alexandre-Marie Bréthel : Jean-Pierre, né en 1800, fit pendant quelque temps le métier de son père, mais pour des raisons que nous ignorons – troubles mentaux semble t il fut hospitalisé de longues années dans un hospice de Dinan où il mourut le 13 mai 1870. En 1805 naissait François Bréthel qui se destina à la prêtrise. D’abord vicaire à Pont-Croix en 1829, puis aumônier à l’hospice civil de Quimper en 1834, il fut recteur de Cas en 1844. Du Brésil Alexandre-Marie écrira très souvent à cet oncle qui veilla sur sa jeunesse et pour lequel il éprouve une tendre affection…..

En 1849 François Bréthel s’installe à Kerampape, dans le manoir de Penhoat qui sera le lien familial, le havre, et qui appartenait aux Bréthel et à une famille alliée les Gouzil. On a dit que cette retraite de l’oncle abbé au manoir s’était faite pour raison de santé. Il semble que ce ne soit pas le seul motif. Cette même année 1849 une épidémie de choléra ravagea la région de Douarnenez, François Bréthel et son frère Alexandre lutèrent avec beaucoup de dévouement contre le fléau….

En 1849.. un dramatique évènement se produit dans la famille Gouzil cette même année : la femme de François Gouzil, Marie Josèphe Bréthel, quatrième enfant de Pierre Nicolas est atteinte dans son esprit selon les mots mêmes de son mari. Le domaine de Kerampape était déjà une très lourde charge et la maladie de sa femme vient encore aggraver le poids qui retombait sur les épaules de François Gouzil administrateur des biens de toute la famille.

François Gouzil, qui est le principal correspondant d’Alexandre pendant ses longues années brésiliennes, était en effet un homme capable, doté d’une volonté très ferme que soutenait un sens aigu du devoir, de la famille, ainsi qu’une solide foi chrétienne…

François-Marie Gouzil, né en 1810 à Douarnenez, est le dernier fils d’une famille de six enfants : Marguerite, l’ainée se marie avec Jean-Pierre Belbéoch et habite le manoir de Kervern (la famille de Kervern apparait à plusieurs reprises dans la correspondance d’Alexandre); Charles Gouzil, le premier fils, meurt en 1831 ; Jean-Guillaume et Guénolé disparaissent aussi très jeunes ; Marie-Jeanne, la seconde fille, épouse Alexandre-Alain Bréthel en 1831. De cette union naitra Alexandre-Marie Bréthel, le futur brésilien. En 1833 François-Marie Gouzil épousa la sœur d’Alexandre-Alain, Marie Josèphe. Les Bréthel et les Gouzil s’unissent ainsi par un double mariage. Les deux familles habitaient dans la même rue de Douarnenez - leurs maisons se faisaient face - ….

Après le décès de François Gouzil père, mort durant l’épidémie de choléra qui ravagea le sud de la Bretagne en 1832, François-Marie avait pris la place du chef de famille. L’idée qu’il se faisait de l’intérêt commun lui avait fait abandonner ses études de notaire et reprendre le commerce de drap familial. Par devoir il était devenu marchand. Un an après son mariage un fils lui naît, Léopold, qui suivra les études que son père aurait voulu faire  et deviendra avoué. Deux ans plus tard, en 1836, une petite fille venait au monde, Maria. Quand Pierre-Nicolas Bréthel meurt en 1837, de grandes modifications se produisent dans la vie des deux branches alliées. Chacun des enfants Bréthel reçoit 25000 francs en héritage. Jean-Pierre et son frère abbé vont utiliser cette somme pour acheteravec François Gouzil le domaine de Penhoat, dit  Kerampape, en Pouldergat, qui comprend une gentilhommière dans le style campagnard et les terres attenantes ainsi que trois métairies. Cette belle demeure de granit avec son parc planté d’arbres devint le lieu de convergence de la famille. On s’y retrouve le dimanche, les enfants Bréthel et Belbéoch de Kervern viennent y jouer avec leurs cousins du même âge, plus tard on y passe des vacances, François Gouzil, qui semble avoir été le cerveau de la famille et s’être imposé très tôt comme un guide, un conseiller, abandonnera donc Douarnenez et vint s’installer à Kerampape en 1841 après avoir liquidé son fond de commerce. Il y vivra jusqu’à sa mort en 1879…..

La gestion de François Gouzil ne se fera pas toujours sans heurts. Ainsi quand il emploiera l’argent laissé par l’abbé Bréthel à sa mort - selon la volonté expresse de celui-ci - en oblation pour construire une école de filles à Pouldergat, certains membres de la famille feront grise  mine…..

Homme actif et énergique, Gouzil était bientôt élu maire de Pouldergat. Il le resta de 1843 à 1876 date à laquelle son neveu Belbéoch le battra aux élections et lui succédera, ce qui causera au vieux Gouzil une douleur profonde, non tant du fait d’avoir été évincé que de cette rivalité familiale. C’était aussi un esprit cultivé, doublé d’un excellent pédagogue. Il prit donc en main l’éducation de ses deux enfants auxquels venait se joindre Alexandre et sa sœur Joséphine. Ses méthodes d’enseignement ont quelque chose de moderne : o apprend en jouant. Les sciences, la botanique se font dans le jardin. On se familiarise avec les mois en assemblant des cubes de bois. Et le maître doit répondre, tout comme les élèves, aux questions que l’on tire d’un grand sac…..

Quand en 1862 Alexandre rencontre M. de Monlevadde, c’’est avec plaisir qu’il accepte la nouvelle situation qui lui est offert pour aller pour dix ans administrer des plantations brésiliennes. Il est vrai qu’en plus de la fortune qui lui est  promise, Alexandre pense voir enfin réaliser son rêve, exercer la médecine, et la pharmacie de surcroit…

C’est finalement le 25 septembre 1862 qu’Alexandre Bréthel quitte l’Europe…..

Première partie

Chapitre II

Cette émigration, bien que de nature économique, ne se faisait donc pas dans les plus mauvaises conditions. Alexandre Bréthel fut parmi ces gens un cas privilégié. Des tâches de responsabilité l’attendaient auxquelles ses études lui permettaient de faire front. En outre, il mettait au service du Brésil une compétence qui faisait très cruellement défaut dans l’intérieur,  dans la zona da mata, ses compétences médicales…..

 

Deuxième partie

Chapitre III

Le père d’Alexandre, un brave homme, vit alors dans sa petite maison de Douarnenez, cultivant son jardin. Il n’a pas toujours compris Alexandre et tous deux se sont heurtés à plusieurs reprise quand il s’agissait d’argent ou de situation. Mais le départ au Brésil va modifier leurs rapports. Les conflits s’apaisent et l’éloignement est douloureusement ressenti de part et d’autre. Alexandre-Alain Bréthel se sent plus seul. Veuf depuis 1854, il n’avait plus comme appui et consolation que ses deux enfants. En 1858, Joséphine se marie et s’installe dans la région parisienne….

Le mariage de Joséphine ne semble pas avoir satisfait son père. Dans une lettre qu’elle adresse à Kerampape en 1864 nous apprenons qu’Alexandre-Alain, malade, mais n’appréciant pas son gendre, n’a pas voulu se rendre auprès de  sa fille pour se soigner et a préférer Kerampape que pourtant il n’aime guère…

En 1864, il se réfugie donc chez son beau-frère (François Gouzil) dont la volonté ferme, l’autorité, l’aideront à surmonter la crise pour quelques années. Un nouvel accès de neurasthénie en 1872 mettra sa raison en danger et l’obligera à une nouvelle cure à Kerampape, ou la vie, sévèrement réglée, ne laisse pas de moment à la rêverie ni à la tristesse qui envahissait Alexandre père lorsqu’il était à Douarnenez….

Maria vivait en recluse à Kerampape avec des accès de révolte et des mouvements d’indifférence et de calme inquiétant. Il ne sera plus question d’écrire.

Léopold Gouzil a toujours été l’ami, le confident d’Alexandre…..

Nous avons lu toutes les lettres conservées, il y transparait un attachement profond et sincère…

En 1862, ayant terminé ses études de droit, il s’installe avoué à Quimper. Un an plus tard, il épouse Marie Pinard. De cette union nait le 21 août 1863 Marie Gouzil, la petite Marie, qui sera la correspondante privilégiée d’Alexandre à partir de 1879. Quelques mois après la naissance chez Alexandre de la petite Guieta, Léopoldine Gouzil vient au monde : le 13 juin 1865 ; mais une lente et insidieuse maladie l’emporte en juillet 1869. Cette année 1869 fut une année terrible et douloureuse pour la famille Gouzil. Léopold décédait subitement au mois d’août alors qu’il était en voyage à Lausanne. Il avait 35 ans.

François Gouzil déjà très éprouvé – sa femme atteinte de maladie mentale meurt en 1865, sa fille atteinte dans sa raison –voit sa petite fille et son fils mourir à quelques jours d’intervalles…. »

 

Je vous recommande tout particulièrement la lecture de ce livre très bien documenté

 

Lien généalogique avec les familles Chapalain – le Couic - Gouzil - Bréthel

François Marie Gouzil était marié à Marie Magdeleine le Couic le 15 mai 1798 à Douarnenez

Marie Magdeleine le Couic : avait comme frère Jean Guillaume le Couic (mon ancêtre sosa 34) marié à Marie Renée le Goaer  et leur fille Anne le Couic était marié à mon ancêtre Jacques Marie Chapalain (sosa 16) le 23 novembre 1825 à Douarnenez

Le fils de François Marie Gouzil et Marie Magdeleine le Couic : François Gouzil était marié à Marie Josephe Bréthel la sœur de Alexandre-Alain Bréthel le père de Alexandre-Marie Bréthel notre planteur brésilien objet du livre cité