Généalogie de José CHAPALAIN


 

 

Retour les cartes postales de Douarnenez

 

La Chapelle Saint Michel

à noter la présence de l'inscription maritime,

 

Chapelle Saint-Michel à Douarnenez     24/01/2010

(extrait du bulletin 2008-2009 de la Société Archéologique du Finistère, article de Josik Peuziat suite à l’excursion « Autour de Douarnenez le 28/09/2008

 

« Proche de l’ancienne crique de Pors ru. La tradition dit que cette chapelle fut édifiée sur l’emplacement de la petite maison ou habitait Michel Le Nobletz. En réalité, elle se trouve en face de cette dernière et la maisonnette fut mise à sa disposition par un coiple de négociants, durant son séjour à Douarnenez. C’est à l’instigation du père Julien Maunoir, aidé de Mme Ernothon-Pratglas et de Catherine Daniélou, qu’est élevé le monument à la mémoire du missionnaire léonard. Quelques datent ponctuent l’évolution de la construction. La première pierre est posée le 12 août 1663. Les murs s’élèvent rapidement. Au-dessus du porche se lit la date de 1664 et sur le lanternon, 1665. De plan tréflé, le bâtiment est éclairé par de grande baies qui contenaient jadis les armes de la famille Pratgas. La rapidité de la construction de l’ouvrage est liée à l’importance des dons qui alimentent la fabrique lors des missions du père Maunoir, qui se déroulent généralement au mois de mai. C’est sans doute en 1666 qu’est placé le retable à colonnes torses et chapiteaux corinthiens abritant, dans les niches, les statues de l’archange saint Michel terrassant le dragon, très théâtral, en situation axiale, entouré des représentations de sainte Anne et d’une Vierge mère….

Outre le retable, c’est la décoration de la partie inférieure du lambris qui fait la célébrité de la chapelle. Les peintures ont été effectuées en trois périodes. Au-dessus du chœur sont représentés, de part et d’autre de l’axe de l’édifice, les évangélistes et les docteurs de l’église d’occident dans la partie en cul-de-four, puis des scènes de la vie de la vierge. Réalisées en 1667, ces peintures sont l’œuvre d’Hamon Floch, sieur de Pratanbars de Quimper. La décoration du transept est aussi l’œuvre de cet artiste et a effectuée en 1675. Du côté de l’épître s’achève la représentation de la vie de la Vierge, suivie, dans la partie en cul-de-four par une composition symétrique associant saint Pierre, saint Paul, saint Michel et Michel Le Nobletz ainsi que le début de la vie de Jésus….

Les peintures du lambris de la courte nef sont d’une voire de deux autres mains, principalement le sieur de Hauteville, en 1692. Sont représentées la suite de la vie de Jésus, d’autres scènes en rapport avec l’apparition de l’archange saint Michel au mont Gargan en Italie et , curieusement, une seconde représentation de l’annonciation, déjà peinte en 1667 et répartie sur deux tableaux séparés.

La statuaire, hormis celle du retable comprend un saint Roch, un apôtre, un saint François aux stigmates. Dans le bras sud est pendu un grand tableau représentant la Vierge tendant  les trois couronnes à Michel Le Nobletz. »